Au bord du monde, sur le sable froid, immobile, elle s'efface sans un mot, Les mains pleines d'espoir, offerte aux tumulte des cieux. Le vent froisse ses doutes en vagues incertaines, La mer les reprend, les défait, les dissout. Chaque houle emporte un fragment de ses peines. Elle regarde au loin, sous l'épaisseur grise des nuages, Ou les rêves s'échouent à chaque vague. Car parfois, se perdre avec l'éternité, est la seule façon de se retrouver.